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Glossaire
 

Glossaire

A

A.S. : Armée secrète. Organisation résistante militaire créée dès 1941 et gérée par Henri Fresnay, chef du mouvement Combat, en zone non occupée. Elle recrute essentiellement ses membres parmi les officiers. Elle a à sa charge la collecte d’informations et les évasions vers la France Libre, dans notre région via les Pyrénées.

C

Camp de concentration : Dans des camps situés principalement en Allemagne et en Autriche, les nazis déportent leurs « ennemis » (résistants, prisonniers politiques…). Soumis au travail forcé près de 12 heures par jour, mal nourris et maltraités, un très grand nombre de déportés y sont morts de faim, de froid et d’exténuation. Plus que des « camps de travail », ces camps de concentration sont des « camps d’extermination par le travail ».

Camps d’internement : Ces camps administratifs de regroupement et de transit restent toujours sous l’autorité du gouvernement français. En février 1939, les premiers camps, « les camps des plages », sont ouverts par la IIIe République pour interner un très grand nombre de républicains espagnols fuyant leur pays après la victoire de Franco. Pendant la seconde guerre mondiale, c’est là que sont rassemblées parfois les personnes arrêtées (juifs, Tsiganes, résistants, otages, opposants, étrangers…) avant d’être déportées vers les centres d’extermination en Pologne ou les camps de concentration en Allemagne et Autriche. C’est pourquoi on les surnomme souvent les « antichambres de la mort ». En zone non occupée, le gouvernement de Vichy ouvre de nombreux camps d’internement : celui du Vernet en Ariège, ceux de Noé (près de Muret) et du Récébédou (Portet-sur-Garonne) près de Toulouse, ou le camp de Gurs dans les Pyrénées Atlantiques. En zone occupée, les camps d’internement sont essentiellement en région parisienne comme celui de Drancy, symbole de la déportation des juifs depuis la France. Ces camps se caractérisent par des conditions de vie et d’hygiène épouvantables, le taux de mortalité y est souvent élevé.

Centre d’extermination : Lieu où sont déportés les juifs de toute l’Europe (hommes, femmes, enfants) par les nazis. Il y avait six centres d’extermination, tous situés en Pologne : Chelmno, Treblinka, Sobibor, Majdanek, Belzec et Auschwitz-Birkenau. Le mot « camp » impliquant une notion de stationnement pour les déportés, on préfèrera l’expression « centre d’extermination » à celle de « camp d’extermination ». En effet, dans un centre d’extermination, aucun déporté ne stationne, ne reste : tous les juifs sont gazés dès leur arrivée. C’est pourquoi l’expression « centres de mise à mort » est également employée.

C.N.R. : Conseil National de la Résistance. Fondé le 27 mai 1943 par Jean Moulin et par la réunion des différents représentants des mouvements et réseaux de résistance à Paris, 43 rue du Four. Le CNR élabore le programme de la refondation de la République après la Libération.

Collaboration : Politique d’entente avec l’occupant nazi mise en œuvre par le gouvernement de Vichy ; attitude complice de certains Français qui acceptent, travaillent et participent à la politique nazie ou à sa police.

D

Déportation : Sous le régime nazi, déplacement forcé d’hommes, de femmes et d’enfants vers un camp de concentration ou un centre d’extermination. Dans l’immense majorité des cas, la déportation s’effectue en wagons à bestiaux.

E

État Français : nom que le gouvernement de Vichy donne au nouvel État remplaçant la IIIe République et placé sous l’autorité du maréchal Pétain.

Étoile jaune : signe distinctif, discriminant et humiliant que tous les juifs à partir de l’âge de 6 ans doivent porter, cousu sur le vêtement. Cette étoile est imposée par les autorités nazies en France, dans la zone occupée seulement, à partir du 29 mai 1942.

F

Fascisme : Régime politique de type dictatorial et totalitaire instauré par Benito Mussolini en Italie de 1925 à 1945.

F.F.I. : Forces Françaises de l’Intérieur. Créées au printemps 1944 pour unifier les unités militaires des divers mouvements de Résistance. Il y a trois principaux groupes qui les composent : ORA, AS et FTP.

F.F.L. : Forces Françaises Libres. Combattants qui luttent à l’extérieur de la France, notamment à Londres et à Alger. Les F.F.L. sont formées dès l’été 1940 par le général De Gaulle sur la base de quelques unités militaires rapatriées en Angleterre. Les F.F.L. sont d’une très haute importance pour le général De Gaulle qui peut, à travers elles, affirmer la présence militaire française dans la guerre.

France Libre : Nom qui désigne le mouvement impulsé par Charles De Gaulle au lendemain de la défaite française et de l’armistice pour continuer la lutte hors des frontières de la France.

F.T.P.-M.O.I : Francs Tireurs Partisans - Main d’œuvre Immigrée, mouvement de résistance armé organisé par le Parti communiste regroupant des travailleurs de toutes nationalités résidant en France. Dans la région, c’est la 35e Brigade F.T.P-M.O.I « Marcel Langer » qui a opéré.

G

Génocide : Application d’un plan extermination systématique d’un groupe humain, ethnique ou religieux, défini préalablement. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le terme s’applique aux juifs et aux tsiganes.

Gestapo : Police secrète d’État du parti nazi. Instrument de terreur et de liquidation des adversaires du régime en Allemagne et dans les pays occupés.

Ghetto : Quartier dans lequel les juifs sont rassemblés de force, les isolant du reste de la population dans certaines villes de l’Est de l’Europe (ex : Varsovie, Cracovie, Lotz…) occupées par l’Allemagne nazie.

G.P.R.F : Gouvernement Provisoire de la République Française. Gouvernement instauré à la Libération jusqu’à l’établissement de la IVe République et présidé par le général De Gaulle.

H

Holocauste : Mot à connotation religieuse signifiant « sacrifice par le feu » en hébreu. Il est principalement utilisé dans les pays anglo-saxons pour désigner le génocide juif pendant la Seconde Guerre mondiale.

K

Kommando : désigne à la fois un camp dépendant d’un grand camp de concentration et une équipe de travail forcé composée par les déportés au sein du camp.

L

Ligne de démarcation : Frontière qui divise la France en deux zones distinctes à partir du 22 juin 1940, suite à l’armistice signé avec l’Allemagne nazie. La moitié nord de la France et toute la façade atlantique composent la zone occupée par l’armée allemande ; les habitants y sont soumis à l’autorité nazie. Au sud, la zone non occupée est administrée par le gouvernement du maréchal Pétain jusqu’au 11 novembre 1942.

M

Marches de la mort : Expression qui désigne les marches forcées des détenus des camps de concentration lors de leurs évacuations. Face à l’arrivée des troupes alliés, les nazis jettent les déportés sur les routes et abattent tous ceux qui, épuisés, ne peuvent plus avancer.

Maquis : lieu situé dans la forêt, dans la montagne ou à la campagne, peu accessible, où se regroupent et se cachent les résistants ou les personnes pourchassées. En Ariège, ils étaient particulièrement nombreux dans la zone de piémont.

Maquisard : Résistant qui appartient à un maquis.

Marché noir : Fait de vendre illégalement et souvent très cher les denrées et produits nécessaires à la vie quotidienne.

Maréchalisme : Sentiment d’attachement, de confiance, d’approbation à la personne du maréchal Pétain. Sa figure paternaliste rassure en effet un grand nombre de Français traumatisés par la défaite de la France en 1940. Phénomène qui tend à s’étioler tout au long de la guerre quand la population comprend la véritable position politique du maréchal. Ne pas confondre avec le pétainisme.

Milice : Organisation para-militaire française placée sous l’autorité du gouvernement de Vichy et collaborant avec les autorités nazies pour traquer les résistants et les personnes frappées par les persécutions raciales.

Mouvement de résistance : organisation clandestine « de masse » créée pour faire évoluer l’opinion. L’action d’un mouvement est essentiellement politique, tous avaient leur journal clandestin.

M.U.R. : Mouvements Unis de la Résistance. En 1943, Jean Moulin réussit à unifier les principaux mouvements de la Résistance (Combat, Libération Sud et Franc-Tireur) en une seule organisation.

N

N.N. : Nacht und Nebel, « nuit et brouillard »  en allemand. Nom du décret allemand du 7 décembre 1941 frappant les opposants du Reich. Il ordonne la déportation de tous ses ennemis qui doivent disparaître dans le secret absolu et dont plus personne ne doit plus jamais avoir de nouvelles.

N.A.P. : Noyautage des Administrations Publiques. Branche du mouvement de résistance Combat qui vise à infiltrer les administrations telles que la Poste, les mairies, les préfectures ou les chemins de fer pour réunir des informations, des papiers ou des tickets de rationnement.

Nazi : Personne adhérant à la doctrine nazie et à ses idées. Membre du Parti Nazi.

Nazisme : Théorie élaborée par Hitler et qui est la doctrine officielle de l’Allemagne nazie de 1933 à 1945. Les nazis considèrent les Allemands comme une « race » supérieure, haïssent les juifs et prônent l’extermination des « races » et des peuples qu’ils jugent « inférieurs ». C’est une vision du monde qui exalte la guerre, la haine, la violence et glorifie la puissance de la nation allemande.

N.S.D.A.P. : National Sozialistiche Deutschland Arbeit Partei. « Parti National-Socialiste Allemand du Travail». Sigle du Parti nazi.

O

O.R.A. : Organisation de Résistance de l’Armée. Mouvement de Résistance créé en novembre 1942 après la dissolution par l’Allemagne nazie de l’armée d’armistice française. Ses membres sont d’ailleurs majoritairement des officiers.

P

Pétainisme : Approbation et soutien aux orientations politiques définies par le gouvernement du maréchal Pétain, c'est-à-dire la collaboration avec l’Allemagne nazie, et la mise en place d’une idéologie conservatrice, réactionnaire, raciste et antisémite. Cette position est à distinguer du maréchalisme.

R

R4 : Sur la carte de la France de la Résistance, R4 désigne la région militaire qui correspond à la région toulousaine. La France de la Résistance a été découpée en 12 régions militaires (six se trouvent dans le sud du pays). Chaque chef militaire a autorité sur toutes les unités combattantes dans sa région et exerce des pouvoirs de contrôle et de coordination.

Racisme : Haine, préjugés à l’encontre de personnes faussement considérées par d’autres comme étant inférieure. Constatation des différences entre les hommes. Refus de l’autre.

Rafle : Arrestation massive et systématique menée par la police dans des endroits choisis à l’avance.

Rationnement : Fait de distribuer toutes les denrées nécessaires à la vie quotidienne de façon limitée et en petite quantité pour chaque individu. Le rationnement est la conséquence de la pénurie. Il s’organise pour tous les produits grâce aux tickets de rationnement.

Reich : « empire » en allemand. Terme qui englobe l’Allemagne mais aussi les pays et territoires qu’Hitler estime appartenir au Reich (ex: Autriche, les Sudètes, l’Alsace…).

Relève : Mesure d’échange entre la France de Vichy et l’Allemagne nazie mise en place en 1942 pour faire revenir les prisonniers de guerre français. Pour trois ouvriers volontaires qui partent travailler en Allemagne, un prisonnier est censé être libéré. L’échec de cette politique entraîne l’instauration du Service du Travail Obligatoire (S.T.O.).

Réseau de résistance : Structure organisée secrètement sur le modèle militaire, ne groupant que les personnes nécessaires à son action. Celle-ci se développe vers le renseignement, le sabotage et les passages clandestins de personnes.

Résistance : Hommes et femmes, de tous âges, de toutes religions, de toutes conditions sociales, venant de tous les milieux politiques, qui s’opposent à une dictature, et qui se battent contre le régime nazi et le gouvernement de Vichy.

S

Shoah : Mot hébreu signifiant « catastrophe ». Il désigne le génocide des juifs d’Europe pendant la Seconde Guerre mondiale.

« Solution finale » : Expression nazie qui désigne la volonté d’exterminer totalement tous les juifs d’Europe.

Sonderkommando : « Kommando spécial » en allemand. Désigne le kommando de travail chargé du fonctionnement du crématoire dans les camps.

S.S. : SchutzStaffel ou échelon de protection. Garde personnelle d’Hitler devenue la troupe d’élite du Reich. Ces fanatiques prennent de plus en plus d’importance et deviennent une véritable armée politique, les Waffen S.S.

Service du Travail Obligatoire : Instauré par Pierre Laval, chef du gouvernement, le 16 février 1943, le STO remplace la Relève (1942) qui prévoyait le retour d’un prisonnier de guerre français pour l’envoi de trois ouvriers volontaires en Allemagne. Avec le STO, la loi impose aux jeunes hommes nés entre 1920 et 1922 de partir travailler pour le Reich, le plus souvent en Allemagne. C’est un point de rupture pour la population française : tout le monde est touché et on accepte alors moins bien les exigences de l’occupant et de la politique de collaboration. Certains hommes décident d’être réfractaires au STO et deviennent des hors-la-loi. Ils se cachent chez leurs parents ou dans des fermes amies. Près d’un tiers de ces réfractaires rejoignent les maquis et les rangs de la Résistance.

T

Ticket de rationnement : Document distribué à la population à partir de septembre 1940 qui permet la répartition normalement équitable et l’attribution régulière des denrées indispensables à la nourriture de chacun. Ces cartes d’alimentation, composées de coupons ou de tickets, sont individuelles et sont à retirer à la mairie. Il existaient des tickets de rationnement pour la nourriture (sucre, beurre, pain, café, œufs, viandes…) mais pas seulement. Progressivement, les tickets vont devenir nécessaires pour obtenir la moindre marchandise : charbon, essence, vêtements, chaussures…

Tract : petite feuille de papier écrite par les résistants pour réveiller, alerter l’opinion publique et dénoncer les agissements des nazis et du gouvernement de Vichy. Ce fut dans le sud de la France, la première forme d’action de la Résistance.

Tsigane : Terme générique utilisé pour désigner les populations nomades, principalement issues de l’Europe de l’est, qui sont victimes des « théories » raciales et racistes des nazis. Les tsiganes (ou « tziganes », « Rom ») ont également été victimes d’une politique d’extermination et de déportation vers le centre d’extermination d’Auschwitz-Birkenau notamment. En France, le régime de Vichy a également pris de nombreuses mesures discriminatoires contre eux.

W

Wehrmacht : Armée allemande.

Z

Zone occupée : moitié nord de la France occupée par les Allemands suite à l’armistice du 22 juin 1940.

Zone non occupée : moitié sud de la France sous l’autorité du gouvernement français commandé par le maréchal Pétain, installé à Vichy, du 22 juin 1940 (armistice) au 11 novembre 1942, date d’invasion de cette zone par l’armée allemande. Son appellation officielle était « zone libre » mais le terme « non occupée » lui correspond mieux, du fait de l’absence totale de liberté qui y règne.

 

 
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